01Déficit et dette(Graphique 1 sur 6)
En 2025, la Belgique affichait le déficit le plus élevé des huit pays comparés
Déficit et dette publique : la Belgique et ses pays de comparaison
Ensemble des administrations publiques, 2000–2025, en % du PIB. Provisoire : 2025 pour tous, et Belgique 2024.
Points creux : chiffres provisoires. Lignes pointillées : valeurs de référence UE (déficit de 3 %, dette de 60 % du PIB).
Source: Eurostat
Le panneau du haut montre le solde : ce que les pouvoirs publics perçoivent moins ce qu'ils dépensent, en part du PIB. Sous zéro, c'est un déficit.
La Belgique, en bleu, est en déficit chaque année depuis 2008. L'écart a culminé à 9,0 % du PIB en 2020, première année de la pandémie.
En 2025, le déficit atteignait 5,2 % du PIB, contre 2,9 % pour la zone euro. Venait ensuite la France, à 5,1 % ; le Danemark dégageait un excédent de 2,9 %.
Les déficits s'accumulent en dette. La dette belge est passée de 109,7 % du PIB en 2000 à 87,5 % en 2007, puis est remontée avec la crise financière et la pandémie.
En 2025, elle s'élevait à 107,9 %, soit 20,5 points de pourcentage au-dessus de la moyenne de la zone euro. Parmi les pays de comparaison, seule celle de la France était plus élevée.
À propos de ce graphique
Source
- Déficit et dette publics (notification PDE)
Eurostat · millésime 2026-04-22Statistiques officielles
- Principaux agrégats des administrations publiques (recettes, dépenses, solde)
Eurostat · millésime 2026-07-21Statistiques officielles
Unité: % du PIB · Données extraites le 7 octobre 2026
Ce que ce graphique ne montre pas
Ce graphique ne montre pas le solde structurel (corrigé de la conjoncture), sur lequel portent les règles budgétaires européennes actuelles, ni la répartition entre niveaux de pouvoir (voir le graphique Entité I / Entité II), ni les montants en euros. Les valeurs de 3 % et 60 % sont des seuils de référence du traité, pas des objectifs ou des jugements. Le déficit dépend aussi de la conjoncture et des charges d'intérêts, non séparées ici.
Mises en garde
- Le tableau PDE ne porte pas d'indicateur provisoire. Le tableau de notification du déficit et de la dette ne porte aucun indicateur, même pour la dernière année notifiée en avril 2026. Cette année doit être traitée comme provisoire, comme l'indique le tableau des agrégats principaux, et peut être révisée lors de la notification d'octobre.
- Le solde structurel et le solde nominal sont deux mesures différentes. Le solde nominal (solde de financement) est ce qui est effectivement enregistré. Le solde structurel retire l'effet estimé de la conjoncture et des mesures ponctuelles ; c'est une estimation qui dépend de la méthode et est souvent révisée. Les règles budgétaires de l'UE portent sur des mesures structurelles et sur les dépenses nettes.
- Les derniers chiffres sont provisoires. Une partie des chiffres utilisés est marquée comme provisoire par la source et peut encore être révisée, parfois sensiblement. Les comparaisons utilisent par défaut la dernière année disponible pour tous les pays ; les pays dont les chiffres de cette année sont provisoires sont indiqués.
02D'où vient l'argent(Graphique 2 sur 6)
Les recettes publiques représentent 49,0 % du PIB belge
D'où vient l'argent : composition des recettes publiques, 2025
Ensemble des administrations publiques, 2025 : en % du PIB (à gauche) et en % des recettes totales (à droite).
« prov. » : chiffres provisoires. UE27 et zone euro en italique (moyennes).
Source: Eurostat
Chaque barre décompose les recettes publiques en impôts sur le revenu et le patrimoine, impôts sur la production et les importations comme la TVA, cotisations sociales, et le reste.
Le total belge, 49,0 % du PIB, dépasse la moyenne de l'UE (46,4 %). Quatre pays de comparaison perçoivent davantage, la Finlande en tête avec 53,9 % ; les Pays-Bas perçoivent le moins, avec 43,3 %.
Le panneau de droite montre la composition plutôt que le niveau. En Belgique, les impôts sur le revenu et le patrimoine rapportent 34 % des recettes, les cotisations sociales 31 % et les impôts sur la production 24 %.
Les compositions varient fortement. Le Danemark repose surtout sur l'impôt sur le revenu (60 %) : les cotisations sociales n'y pèsent que 1 % des recettes. L'Allemagne a la part de cotisations la plus élevée, 38 %.
À propos de ce graphique
Source
- Principaux agrégats des administrations publiques (recettes, dépenses, solde)
Eurostat · millésime 2026-07-21Statistiques officielles
Unité: % du PIB ; % des recettes totales · Données extraites le 7 octobre 2026
Ce que ce graphique ne montre pas
Ce graphique ne montre pas qui supporte ces recettes (ménages, entreprises, revenus du travail ou du capital), ni les taux d'imposition, ni les dépenses fiscales (réductions d'impôt) qui diminuent les recettes. Il ne montre pas non plus la répartition entre niveaux de pouvoir. Les « autres recettes » sont calculées comme le reste des recettes totales. Les pays où l'État finance la protection sociale par l'impôt (Danemark, Suède) ont peu de cotisations sociales et davantage d'impôts sur le revenu.
Mises en garde
- Les dépenses fiscales ne sont pas comptées comme des dépenses. Les aides accordées par des réductions d'impôt (voitures de société, épargne-pension, emprunts hypothécaires, etc.) diminuent les recettes au lieu d'augmenter les dépenses. Les pays qui y recourent davantage semblent dépenser et taxer moins qu'en réalité.
- Les prestations sont imposées différemment selon les pays. Les dépenses comptent les prestations avant impôt. Les pays qui imposent fortement les prestations (par ex. Danemark, Suède, Pays-Bas) en récupèrent une partie ; leurs dépenses brutes surestiment donc l'effort net par rapport aux pays qui versent des prestations plus faibles et non imposées.
- Les derniers chiffres sont provisoires. Une partie des chiffres utilisés est marquée comme provisoire par la source et peut encore être révisée, parfois sensiblement. Les comparaisons utilisent par défaut la dernière année disponible pour tous les pays ; les pays dont les chiffres de cette année sont provisoires sont indiqués.
03Où va l'argent(Graphique 3 sur 6)
La protection sociale est de loin le premier poste de dépenses
Où va l'argent : dépenses publiques par fonction, 2024
Ensemble des administrations publiques, 2024 : en % du PIB (à gauche) et en euros par habitant en standards de pouvoir d'achat (à droite).
Points creux : chiffres provisoires (Belgique, Allemagne, France).
Source: Eurostat
Chaque ligne est une fonction des pouvoirs publics, des services généraux à la protection sociale. La Belgique est le point bleu ; les pays de comparaison sont en gris.
La protection sociale, qui comprend pensions, chômage, prestations familiales et indemnités de maladie, coûte 20,4 % du PIB en Belgique. C'est plus du double de la santé, le poste suivant, à 8,0 %.
Les services généraux des administrations publiques coûtent 7,1 % du PIB, contre 6,1 % dans l'UE. Cette fonction inclut les intérêts payés sur la dette publique.
Par habitant, en parité de pouvoir d'achat, la protection sociale représente 9 537 SPA en Belgique contre 7 882 dans l'UE. L'Autriche dépense le plus, avec 10 844.
Aucune des deux mesures ne dit si l'argent est bien dépensé, ni ce qu'il permet d'obtenir. Les régimes privés, comme l'assurance maladie néerlandaise, font paraître certains pays moins chers.
À propos de ce graphique
Source
- Dépenses des administrations publiques par fonction (COFOG)
Eurostat · millésime 2026-09-16Statistiques officielles
- Parités de pouvoir d'achat et niveaux de prix
Eurostat · millésime 2026-07-09Statistiques officielles
- Population au 1er janvier
Eurostat · millésime 2026-09-25Statistiques officielles
Unité: % du PIB ; SPA par habitant · Données extraites le 7 octobre 2026
Ce que ce graphique ne montre pas
Ce graphique ne dit pas si les dépenses sont efficaces ni ce qu'elles produisent (voir les indicateurs de résultats). Il ne compte que les dépenses publiques : là où un service passe par le privé (assurance maladie néerlandaise, pensions professionnelles), il paraît moins coûteux. Les prestations sont comptées avant impôt et les dépenses fiscales n'y figurent pas. Le niveau détaillé (COFOG 2) et la répartition entre niveaux de pouvoir ne sont pas montrés.
Mises en garde
- La part du public et du privé diffère selon les pays. Certains pays assurent par des régimes privés ce que d'autres assurent par les pouvoirs publics. L'assurance maladie de base et les pensions professionnelles néerlandaises, par exemple, se situent en grande partie hors des administrations publiques ; des dépenses publiques plus faibles ne signifient donc pas forcément moins de dépenses au total.
- Les prestations sont imposées différemment selon les pays. Les dépenses comptent les prestations avant impôt. Les pays qui imposent fortement les prestations (par ex. Danemark, Suède, Pays-Bas) en récupèrent une partie ; leurs dépenses brutes surestiment donc l'effort net par rapport aux pays qui versent des prestations plus faibles et non imposées.
- Les dépenses fiscales ne sont pas comptées comme des dépenses. Les aides accordées par des réductions d'impôt (voitures de société, épargne-pension, emprunts hypothécaires, etc.) diminuent les recettes au lieu d'augmenter les dépenses. Les pays qui y recourent davantage semblent dépenser et taxer moins qu'en réalité.
- Le % du PIB et le montant par habitant racontent des histoires différentes. Un ratio au PIB mesure l'effort par rapport à la taille de l'économie ; un montant par habitant en standards de pouvoir d'achat mesure les moyens par personne. Un pays riche peut dépenser moins en % du PIB mais plus par habitant ; les comparaisons montrent donc les deux.
- Les derniers chiffres sont provisoires. Une partie des chiffres utilisés est marquée comme provisoire par la source et peut encore être révisée, parfois sensiblement. Les comparaisons utilisent par défaut la dernière année disponible pour tous les pays ; les pays dont les chiffres de cette année sont provisoires sont indiqués.
04Quel niveau de pouvoir(Graphique 4 sur 6)
L'essentiel du déficit se situe au niveau fédéral et à la sécurité sociale
Quel niveau de pouvoir : solde de l'Entité I et de l'Entité II
Solde de financement en % du PIB, 1995–2025.
Entité I = pouvoir fédéral + sécurité sociale ; Entité II = Communautés et Régions + pouvoirs locaux.
Points creux : chiffres provisoires (2025). Une valeur négative est un déficit.
Source: NBB
Pour le budget, les pouvoirs publics belges sont divisés en deux. L'Entité I regroupe le pouvoir fédéral et la sécurité sociale ; l'Entité II, les Communautés, les Régions et les pouvoirs locaux.
Les deux soldes s'additionnent pour donner celui de l'ensemble des administrations publiques du premier graphique. En 2025, l'Entité I affichait un déficit de 3,7 % du PIB et l'Entité II de 1,5 %, sur un total de 5,2 %.
L'Entité II est en déficit chaque année depuis 2018. L'Entité I a absorbé l'essentiel du choc de 2020 : un déficit de 6,9 %, contre 2,1 % pour l'Entité II.
Cette répartition n'est publiée qu'en part du PIB : pas de montants en euros, ni de recettes ou dépenses par entité, car les transferts entre niveaux seraient comptés deux fois.
À propos de ce graphique
Source
- Comptes des administrations publiques belges par sous-secteur et entité (BNB)
NBB · millésime NBB retrieved 2026-10-03; no source update date publishedStatistiques officielles
Unité: % du PIB · Données extraites le 7 octobre 2026
Ce que ce graphique ne montre pas
La BNB ne publie ces soldes qu'en % du PIB : pas de montants en euros, ni de recettes ou de dépenses par entité (ce qui compterait deux fois les transferts entre niveaux). Le graphique ne montre pas les Communautés et Régions une à une, ni les transferts qui financent l'Entité II, ni de comparaison internationale (seules l'Allemagne et l'Autriche auraient des niveaux comparables). Les valeurs arrondies à 0,1 point peuvent ne pas s'additionner exactement au total.
Mises en garde
- Les soldes des Entités I/II ne sont publiés qu'en % du PIB. Les postes de la BNB pour l'Entité I et l'Entité II n'existent qu'en pourcentage du PIB. Les montants en euros doivent être calculés comme la somme des soldes du pouvoir fédéral et de la sécurité sociale (Entité I) et de ceux des Communautés et Régions et des pouvoirs locaux (Entité II).
- « Le gouvernement » peut désigner plusieurs choses. En Belgique, « le gouvernement » peut désigner le pouvoir fédéral, l'Entité I (fédéral et sécurité sociale) ou l'ensemble des administrations publiques. Les chiffres varient fortement selon le niveau ; la réponse précise donc celui qu'elle utilise.
- Ne comparer les niveaux de pouvoir qu'avec d'autres pays fédéraux. La répartition des tâches entre pouvoir central, régional et local dépend de la constitution de chaque pays. Seules l'Allemagne et l'Autriche ont un niveau fédéré comparable aux Communautés et Régions belges ; les comparaisons par sous-secteur avec d'autres pays sont donc peu parlantes.
- Les derniers chiffres sont provisoires. Une partie des chiffres utilisés est marquée comme provisoire par la source et peut encore être révisée, parfois sensiblement. Les comparaisons utilisent par défaut la dernière année disponible pour tous les pays ; les pays dont les chiffres de cette année sont provisoires sont indiqués.
05Où cela mène(Graphique 5 sur 6)
À politique inchangée, la dette continuerait d'augmenter
Où va-t-on : projections à politique inchangée
Ensemble des administrations publiques, en % du PIB. Zone grisée : projection à politique inchangée (à partir de 2026), pas une prévision.
Ce sont des projections, pas des prévisions. Elles montrent ce qui se passerait si aucune nouvelle mesure n'était prise. La zone grisée indique les années projetées.
Le Bureau fédéral du Plan projette un creusement du déficit de 5,1 % du PIB en 2025 à 6,4 % en 2031.
La dette passerait alors de 107,9 % à 122,3 % du PIB sur la même période.
Une partie de la pression est démographique. Le Comité d'étude sur le vieillissement projette une hausse des dépenses sociales de 25,5 % du PIB en 2024 à 27,2 % en 2070, portée par les pensions (11,2 % à 12,0 %) et les soins de santé (7,9 % à 10,2 %).
À propos de ce graphique
Source
- Perspectives économiques à moyen terme 2026-2031 (Bureau fédéral du Plan)
FPB · millésime Economic outlook 2026-2031, June 2026Institution belge indépendante
- Coût budgétaire du vieillissement jusqu'en 2070 (Comité d'étude sur le vieillissement)
CEV · millésime Annual report July 2026 (reference scenario)Institution belge indépendante
Unité: % du PIB · Données extraites le 7 octobre 2026
Ce que ce graphique ne montre pas
Ce ne sont pas des prévisions : les projections supposent qu'aucune mesure nouvelle n'est prise et ne tiennent pas compte des décisions annoncées après leur publication. Le graphique ne montre ni les prévisions de la Commission européenne, ni le solde structurel, ni la répartition entre Entité I et Entité II, ni les hypothèses démographiques et économiques sous-jacentes. Les deux sources ont des dates et des hypothèses différentes ; leurs chiffres ne s'additionnent pas.
Mises en garde
- Une projection à politique inchangée n'est pas une prévision. Le Bureau fédéral du Plan et le Comité d'étude sur le vieillissement projettent ce qui se passerait si la politique actuelle restait inchangée. Ils ne prédisent pas ce que les gouvernements décideront ; les déficits projetés montrent donc l'ampleur du défi plutôt que l'issue la plus probable.
- Les années projetées sont déduites du titre de la publication. Les classeurs du BFP et du Comité d'étude sur le vieillissement n'indiquent pas quelles années sont projetées. Le catalogue marque les années à partir de 2026 comme projections, car les publications portent sur 2026 et au-delà ; les dernières années observées (2025) peuvent elles-mêmes être en partie estimées.
- Le solde structurel et le solde nominal sont deux mesures différentes. Le solde nominal (solde de financement) est ce qui est effectivement enregistré. Le solde structurel retire l'effet estimé de la conjoncture et des mesures ponctuelles ; c'est une estimation qui dépend de la méthode et est souvent révisée. Les règles budgétaires de l'UE portent sur des mesures structurelles et sur les dépenses nettes.
06Qui vit ici(Graphique 6 sur 6)
D'ici 2070, plus d'un habitant de la Belgique sur quatre aurait 65 ans ou plus
La population belge par âge, 2025 et projection 2070
Population au 1er janvier 2025 (Statbel, registre national) ; contour : projection du Bureau fédéral du Plan pour 2070, pas une prévision.
Hommes à gauche, femmes à droite, tranches d'âge de 5 ans.
Les barres montrent la population de la Belgique au début de 2025, 11 825 551 personnes inscrites au registre national, les hommes à gauche et les femmes à droite. Le contour en pointillé est la projection du Bureau fédéral du Plan pour 2070, pas une prévision.
La part des 65 ans et plus passerait de 20,3 % à 26,9 %, tandis que celle des 20 à 64 ans reculerait de 57,7 % à 53,8 %.
Le nombre de personnes de 80 ans et plus passerait de 663 379 à 1 427 620. Ce glissement de la structure par âge est le versant démographique du coût du vieillissement du graphique précédent.
À propos de ce graphique
Source
- Population de la Belgique par âge détaillé, sexe, groupe de nationalité, région et province (Statbel)
Statbel · millésime 2017-11-20 to 2026-06-10Statistiques officielles
- Population projetée des régions belges par âge détaillé et sexe, 2026-2081 (Bureau fédéral du Plan)
FPB · millésime Demographic outlook (FPB and Statbel): projections 2026-2081Institution belge indépendante
Unité: Personnes · Données extraites le 7 octobre 2026
Ce que ce graphique ne montre pas
Ce n'est pas une prévision : la projection suppose que ses hypothèses de fécondité, d'espérance de vie et de migrations se réalisent. Le graphique ne montre ni les régions, ni la nationalité, ni les années intermédiaires, ni le coût du vieillissement (voir le graphique précédent). Les chiffres sont ceux du registre national (sans le registre d'attente) et sont un peu inférieurs à la population publiée par Eurostat.
Mises en garde
- Une projection à politique inchangée n'est pas une prévision. Le Bureau fédéral du Plan et le Comité d'étude sur le vieillissement projettent ce qui se passerait si la politique actuelle restait inchangée. Ils ne prédisent pas ce que les gouvernements décideront ; les déficits projetés montrent donc l'ampleur du défi plutôt que l'issue la plus probable.
- Les années projetées ne prolongent pas simplement les années observées. Les chiffres de population observés et projetés proviennent de tables différentes. Une projection part de sa propre population de base et de ses hypothèses (fécondité, espérance de vie, migrations) ; ses premières années ne correspondent donc pas forcément aux dernières observations, et les projections d'Eurostat (EUROPOP) et du Bureau fédéral du Plan diffèrent entre elles. Indiquer les années projetées, associer chaque projection à sa propre série observée (Eurostat avec Eurostat, BFP avec Statbel) et ne pas lire un saut à la jonction comme une évolution réelle.
- Statbel et Eurostat ne comptent pas la population belge de la même façon. Statbel et le Bureau fédéral du Plan utilisent la population légale (du registre), qui exclut les demandeurs d'asile inscrits au registre d'attente. La population d'Eurostat pour la Belgique les inclut depuis 2011 ; elle est donc plus élevée de 0,2 à 0,5 % (environ 58 000 personnes au 1er janvier 2025). Ne pas mélanger les deux dans un même ratio ou taux de croissance ; utiliser Eurostat pour les chiffres par habitant et les comparaisons internationales, et Statbel/BFP pour le détail par âge ou par région.